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Les conséquences sur la santé du
cyclone Katrina

Les autorités fédérales et locales surveillent l'apparition de signes de maladies, de blessures et de dépression

Par Charlene Porter

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Washington - Des centaines de milliers de personnes n'ont pas encore rejoint leur domicile du fait des dégâts causés par le cyclone Katrina dans le sud-est des États-Unis. Ces survivants ont réussi à échapper à l'intense tempête qui a causé d'importantes inondations et charrié des tonnes de détritus, mais leur santé est toujours exposée à divers dangers.

Les besoins immédiats des personnes évacuées sans abri sont assurés grâce à la mobilisation, par les autorités locales et régionales, d'unités médicales sur une grande échelle, mais les responsables s'attendent à ce que de multiples problèmes de santé se déclarent dans les semaines et mois à venir et en surveillent les signes annonciateurs.

Le ministère de la santé et des services sociaux (HHS) a déjà déployé 4.000 personnes qui assurent les soins médicaux dans des abris répartis sur les quelque 239.000 kilomètres carrés de la zone dévastée par la pire catastrophe naturelle de l'histoire des États-Unis. Il a lancé un appel au personnel médical du pays pour qu'il s'engage à travailler dans la région pendant un certain temps et a déjà constitué une liste de 17.000 volontaires.

Les risques épidémiologiques

Les images désolantes de La Nouvelle-Orléans, recouverte d'une eau de mer mélangée à des eaux d'égout, des produits pétroliers, des substances chimiques et autres détritus de tout genre, font penser aux dangers qui y sont tapis et aux diverses maladies qui pourraient se déclencher.

Heureusement, les pires craintes exprimées ne se sont pas réalisées alors que l'eau recule de jour en jour. On avait mentionné la possibilité de maladies rarement vues aux États-Unis, notamment le choléra et la typhoïde, mais le Centre fédéral d'épidémiologie (CDC), qui a lancé une campagne d'information afin d'apaiser ces craintes, insiste sur le fait que les maladies infectieuses qui ne se déclarent pas naturellement dans un endroit n'apparaîtront pas soudainement après une catastrophe naturelle.

Cependant, il faut veiller aux signes de maladies qui se déclarent au contact d'une eau polluée, un danger auquel ont été confrontés beaucoup de personnes évacuées et de secouristes qui ont dû barboter jusqu'au cou dans ces eaux sales avant de trouver un endroit sec où se mettre à l'abri.

Les tests auxquels s'est livrée l'Agence de protection de l'environnement (EPA) ont montré un niveau élevé de bactéries E.Coli dans les eaux d'inondation de La Nouvelle-Orléans. Ces bactéries peuvent entraîner des diarrhées sanglantes et des crampes abdominales et parfois causer un dysfonctionnement rénal.

Le CDC a identifié 19 cas d'infection par des bactéries de la famille Vibrio qui ont provoqué 5 décès. Cette bactérie est présente dans les eaux du golfe du Mexique et occasionne l'infection des plaies ou un empoisonnement du sang. Elle constitue une menace en particulier pour les gens qui ont un système immunitaire affaibli ou une maladie hépatique.

« Il ne s'agit pas là d'une épidémie », a rassuré la directrice du CDC, Mme Julie Gerberding. « Nous constatons de tels cas de temps à autre le long de la côte, mais nous poursuivons nos examens afin de garantir que nous avons fait le maximum lorsqu'il s'agit de prévenir les gens et d'empêcher d'autres transmissions par le biais de l'eau. »

Les autorités sanitaires prônent la prise de mesures rigoureuses en matière de protection, d'hygiène et de désinfection pour ceux qui continuent à être en contact avec l'eau souillée.

Il n'est pas impossible que des diarrhées, des nausées, des maladies respiratoires se déclarent à court terme, notamment dans les abris où de nombreux évacués vivent à l'étroit, et le CDC prend des mesures pour garantir que l'hygiène de ces lieux soit au plus haut afin de prévenir ces affections.

Étant donné les conditions actuelles, une épidémie de virus du Nil occidental, dont le vecteur est le moustique, n'est pas exclue. Les mois d'août et de septembre sont les mois les plus propices à cette maladie et les États fédérés du golfe du Mexique avaient recensé des cas de cette affection avant même que le cyclone ne frappe.

L'Agence des États-Unis pour la gestion des crises (FEMA) a commencé à répandre des insecticides par voie aérienne le 12 septembre afin de minimiser les dangers.

15 septembre 2005

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