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La diplomatie publique a le vent en poupe avec la nomination de Mme Karen Hughes

Publication de deux rapports périodiques sur la stratégie des États-Unis en matière de défense

Par Michael OToole
Rédacteur du « Washington File »

Washington - Pour M. William Rugh, ancien ambassadeur des États-Unis auprès du Yémen et des Émirats arabes unis et ancien directeur du bureau de l'Agence d'information des États-Unis (USIA) chargé du Proche-Orient et de l'Asie du Sud, la nomination de Mme Karen Hughes en tant que secrétaire d'État adjointe pour la diplomatie publique est une bonne nouvelle.

Le 16 mars, à l'occasion d'un exposé aux journalistes qui portait sur la diplomatie publique dans les mondes arabe et musulman, organisé au Centre de la presse étrangère, à Washington, M. Rugh s'est déclaré encouragé par le nouvel intérêt qui est porté à la diplomatie publique, et en particulier par l'importance donnée au Moyen-Orient, même s'il entrevoit des écueils dans des initiatives qui ne laissent espérer aucune solution rapide.

M. Rugh a émis l'espoir que la nomination de Mme Hughes relancerait les efforts de la part du gouvernement des États-Unis dans le domaine de la diplomatie publique qui, selon lui, « est entravée pour plusieurs raisons depuis une dizaine d'années, depuis la fin de la guerre froide, et commence seulement à renaître ».

« Le public américain et le Congrès des États-Unis décidèrent que la diplomatie publique n'était plus nécessaire parce que l'Union soviétique et le communisme à l'étranger ne représentaient plus une menace. Il devint donc inutile de financer la diplomatie publique. Et, durant les années 90, le niveau du personnel et du financement de la diplomatie publique furent réduits considérablement et ce niveau ne fut jamais rétabli », a-t-il indiqué.

« Le renforcement des mesures de sécurité dans les ambassades à l'étranger a également gêné la conduite de la diplomatie publique », a-t-il expliqué, faisant valoir : « Il est très difficile de mener à bien un programme de diplomatie publique à l'étranger si vous êtes derrière un mur et derrière une barrière de sécurité. »

La technologie est aussi une entrave à la diplomatie publique. « La télévision par satellite connaît une révolution, de même que l'internet et les autres moyens de communication et une cacophonie de mots inonde la sphère internationale si bien qu'il est très difficile pour les professionnels de la diplomatie publique de faire entendre leur voix », a-t-il déclaré.

Il pense que si Mme Hughes « réussit à élever au niveau de la Maison-Blanche l'importance de la diplomatie publique, les progrès s'ensuivront ». Il a cependant fait remarquer que les efforts ne doivent pas venir d'elle seule, que le Congrès doit appuyer ce qu'elle souhaite entreprendre, qu'elle doit obtenir davantage de ressources et mobiliser les spécialistes de la diplomatie publique.

L'opinion des autres pays est aussi importante. « Le jour est révolu depuis longtemps, s'il a jamais existé, où les opinions étrangères n'avaient pas d'importance. Il faut aussi que le président des États-Unis prête attention à l'opinion étrangère car s'il a affaire au président Moubarak, ou au président Bachar al-Assad, ou à n'importe lequel des dirigeants du Moyen-Orient, il lui faut savoir le poids que ces derniers attachent à leur opinion publique. Ceci revêt une très grande importance pour l'élaboration d'une politique. Il ne faut pas qu'il perde cela de vue », a expliqué M. Rugh.

Il faut en outre que la diplomatie publique garde à l'esprit les objectifs à long terme et qu'elle ne se limite pas à « expliquer aujourd'hui la politique du jour ». L'appréciation des États-Unis, même si la politique du pays déplaît, a-t-il affirmé, « repose sur un processus d'éducation à long terme, sur la lecture de livres et de publications, sur la projection de films, et surtout, sur des échanges interpersonnels entre Américains et étrangers ».


Le 22 mars 2005


 

 

       

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