GLOBALADVOCACY . c o m

EACH OF YOU CAN MAKE BIG NEWS!

 

 


 

 

 

 

 

     

    

 


La primauté du droit, fondement de la démocratie
L'indépendance judiciaire, l'égalité de tous devant la loi et la liberté civile en sont des éléments-clés
Par Alexandra Abboud

Nous, le peuple des États-Unis...

La primauté du droit est un élément fondamental d'une société démocratique. On la définit généralement comme le principe selon lequel tous les membres d'une société - simples citoyens et gouvernants - sont astreints à respecter des lois clairement définies et universellement acceptées. Dans une démocratie, la primauté du droit se traduit par un appareil judiciaire indépendant, par une presse libre et, pour les dirigeants, par un système de poids et de contre-poids établi grâce à des élections libres et à la répartition des pouvoirs entre les diverses branches du gouvernement.

Une constitution écrite n'est pas un élément indispensable d'une démocratie - la Grande-Bretagne, par exemple, n'en a pas. Mais, aux États-Unis, la primauté du droit repose principalement sur la Constitution du pays et sur la garantie que les lois du pays, en accord avec la Constitution, sont équitables et appliquées de la même façon à tous les membres de la société.

Aux États-Unis, c'est à l'appareil judiciaire, qui est indépendant et dont la Cour suprême est l'autorité suprême, qu'appartient la responsabilité finale de garantir que le gouvernement respecte la primauté du droit et que tous les citoyens sont traités de façon égale eu égard à la loi.

À l'occasion du symposium international sur la primauté du droit organisé le 11 novembre 2005 par l'Association du barreau américain, le juge à la Cour suprême Anthony Kennedy a donné les grandes lignes de ce qu'il estime être les trois grands piliers de la primauté du droit :

- le gouvernement est tenu de respecter la loi ;

- tous les gens sont traités de façon égale en vertu de la loi ;

- la loi reconnaît qu'en chaque personne il existe un fond de spiritualité, de dignité et d'humanité.

Un gouvernement « de lois et non pas d'hommes »

« Une république, c'est un empire de lois et non pas d'hommes », a écrit en 1776, dans ses « Pensées sur le gouvernement », John Adams, qui a rédigé la Déclaration d'indépendance avec Thomas Jefferson.

Dans l'appareil judiciaire des États-Unis, la séparation des pouvoirs, telle qu'elle est énoncée dans la Constitution, garantit que chacune des trois branches du gouvernement - législative (le Congrès), judiciaire (les tribunaux) et exécutive (le président et son cabinet) - a certains pouvoirs qu'elle seule peut exercer. Cette séparation, selon les Fondateurs, en garantissant que l'ensemble des pouvoirs politiques ne pourra être concentré entre les mains d'une seule personne ou d'un groupe de personnes, donne lieu à un gouvernement dont la conduite repose non pas sur les caprices de quelques individus, mais sur des lois adoptées par le Congrès, institution dont les membres sont élus par le peuple.

En pratique, donc, des précautions ont été mises en place pour empêcher qu'une branche quelconque du gouvernement n'exerce son pouvoir sans en référer aux autres branches.

La capacité qu'a le président d'opposer son veto aux lois et l'autorité qu'a le Congrès d'annuler ce veto par une forte majorité de voix ne sont que deux exemples de ces mesures de protection.

Étant donné que le Congrès des États-unis est composé d'élus, ces derniers doivent exécuter la volonté du peuple qui les a élus. De l'avis du juge Kennedy, à cause de cela, « le gouvernement est lié par le fait que la loi doit avoir ses origines dans la conscience du peuple ».

La Cour suprême, le plus haut tribunal de la nation, garantit que les lois, tant au niveau fédéral qu'à celui des États, n'enfreignent pas les droits du peuple, des droits qui sont garantis par la Constitution. Même lorsque le Congrès adopte une loi qui est promulguée ensuite par le président, une personne qui est affectée par cette loi a la possibilité de s'adresser aux tribunaux si elle pense que cette loi viole des droits garantis par la Constitution. Pour que le système fonctionne, il est donc nécessaire que l'appareil judiciaire soit indépendant.

Or, l'établissement d'un appareil judiciaire indépendant n'est pas tâche facile, a indiqué la juge à la Cour suprême Sandra Day O'Connor. « L'indépendance judiciaire n'est pas quelque chose d'automatique. Elle est très difficile à créer et il est plus facile qu'on ne le pense de la détruire », a-t-elle souligné.

Un appareil judiciaire indépendant ne se laisse pas influencer par les caprices des responsables élus. Aux États-Unis, les juges et les avocats doivent respecter certains codes de conduite qui énoncent clairement ce qu'ils peuvent et ne peuvent faire.

Le Code d'éthique judiciaire, par exemple, qu'administre la Conférence judiciaire (dirigée par le président de la Cour suprême et où siègent d'éminents magistrats locaux et régionaux) énonce les critères d'un comportement acceptable. Des commissions chapeautées par la Conférence sont chargées de faire respecter ce code de conduite et de faire la lumière sur les plaintes dont les juges pourraient faire l'objet. Pour éviter la corruption, les juges doivent faire des déclarations concernant leur situation financière personnelle. Toutes ces mesures de protection, a fait valoir la juge O'Connor, « jouent un grand rôle pour donner quelque peu confiance au public de la nation dans l'impartialité, l'équité et l'intégrité des juges en fonction ».

S'il est exigé des juges qu'ils respectent un code déontologique et qu'ils puissent être à appelés à expliquer des activités contraires à ce code, on ne peut questionner les décisions qu'ils ont rendues dans les affaires qui leur ont été soumises.

« Il faut que les juges soient indépendants non pas pour agir à leur guise, mais pour faire ce qu'ils ont le devoir de faire », a rappelé le juge Kennedy.

20 janvier 2006

doteasy.com - free web hosting. Free hosting with no banners.

 

 

 

 

 

 

 
 


      
GlobalAdvocacy.com     
 © U.S. Departement of State

   User Agreement | Privacy Policy