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Une spécialiste du développement parle de l'aide des E.-U. à l'étranger
Par Elizabeth Farabee
Rédactrice du « Washington File »

Washington - Les dons des particuliers, des organisations non gouvernementales et des entreprises constituent une partie importante de l'aide des Etats-Unis à l'étranger et montrent le degré de générosité des Américains, a déclaré Mme Carol Adelman, spécialiste du développement et de l'aide à l'étranger de l'Institut Hudson, de Washington, lors d'une causerie en temps réel organisée le 27 juillet par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.

Les Etats-Unis, a-t-elle dit, sont le pays dont l'aide publique à l'étranger est la plus importante ; leur aide est plus de deux fois supérieure à celle du Japon qui se classe en deuxième place. Ce montant ne comprend cependant pas l'aide à l'étranger du secteur privé, notamment les dons de particuliers, d'associations caritatives et confessionnelles et d'autres associations sans but lucratif.

Les dons du secteur privé représentent plus de trois fois et demi le montant de l'aide à l'étranger du gouvernement des Etats-Unis. Lorsqu'on tient compte de ces dons, qu'elle estime à plus de 62 milliards de dollars, l'ensemble de l'aide des Etats-Unis à l'étranger est bien supérieure à celle des autres pays, a-t-elle fait remarquer.

Ancienne responsable des programmes d'aide à l'Asie, au Moyen-Orient et à l'Europe centrale et orientale de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international, Mme Adelman est une spécialiste des questions relatives au commerce et à la santé dans le monde en plus du développement et de l'aide à l'étranger.

En réponse à des questions sur l'aide des Américains à l'étranger, elle a déclaré que les critères utilisés pour mesurer l'ampleur de l'aide à l'étranger étaient dépassés. La mesure de l'aide à l'étranger en fonction du pourcentage du produit national brut du pays donateur aboutit à une forte sous-estimation du montant de l'aide des Etats-Unis à l'étranger.

En outre, il n'existe pas de critère pour mesurer l'aide du secteur privé à l'étranger, ce qui rend difficile le calcul du montant total de l'aide des Etats-Unis. Afin d'y remédier, l'Institut Hudson élabore actuellement un "indice de philanthropie", qui servira à mesurer l'aide du secteur privé à l'étranger tout d'abord aux Etats-Unis, puis dans tous les autres pays.

En 2003, l'aide à l'étranger des associations protestantes, catholiques et juives des Etats-Unis a atteint au moins 7,5 milliards de dollars. "Nous ne disposons pas de données pour toutes les associations confessionnelles, mais nous estimons que le chiffre de 7,5 milliards de dollars constitue une forte sous-estimation. Notre objectif est d'obtenir des données de toutes ces associations dans les années à venir."

Les dons du secteur privé sont aussi en augmentation en Europe, même si l'aide des pays européens est en général d'origine publique.

Mme Adelman s'est déclarée d'avis que l'aide à l'étranger des Etats-Unis devrait en grande partie faire appel à des bénévoles, et non pas à des consultants, dont la mission serait des créer des institutions durables dans les pays en développement. Les associations philanthropiques réalisent déjà de nombreux projets dans ce domaine. Le gouvernement des Etats-Unis en a mis plusieurs en route. "Je suis convaincue, a-t-elle dit, que c'est là l'avenir de l'aide à l'étranger pour tous les pays."

Elle a proposé des critères pour juger les résultats d'un programme d'aide à l'étranger, tels que la création d'institutions locales dans le pays bénéficiaire, la capacité d'obtenir des fonds du secteur privé et de faire appel à des bénévoles et le degré d'établissement de rapports entre professionnels.

Les donateurs du secteur privé, a-t-elle dit, peuvent même exiger que les bénéficiaires de l'aide gèrent bien l'argent qu'ils reçoivent. Par exemple, la Fondation Bill et Melinda Gates exige que les pays qu'elle aide lui soumettent un plan indiquant comment son aide sera utilisée et évaluée. Si le pays ne peut pas le faire, elle ne décaisse pas les fonds.

En conclusion, Mme Adelman a déclaré que la mesure de la générosité ne se limitait pas à des chiffres. "Il importe, a-t-elle dit, de considérer si les pays en développement eux-mêmes créent les conditions nécessaires : la bonne gouvernance, la transparence, l'état de droit, la liberté et un climat propice à la croissance économique et aux investissements. C'est cela qui réduit la pauvreté. Sans ces conditions, toute l'aide du monde ne peut aider les pays à devenir prospères."


 

 

       

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